Le Cambodge, c’est ce genre de pays qui te prend par surprise. Tu penses venir pour Angkor Wat, mais tu repars avec mille autres souvenirs en tête : un lever de soleil brumeux sur des ruines millénaires, une discussion improbable avec un moine, le goût sucré-salé d’un crabe au poivre dégusté les pieds dans le sable. Mais que faire au Cambodge en 10 jours ?
Alors oui, c’est court. Mais le pays n’est pas immense, et avec un bon itinéraire, c’est largement assez pour te prendre une bonne claque de culture, d’histoire, de paysages et de rencontres. Un condensé d’Asie du Sud-Est, entre temples mystiques, villages paisibles, jungles vibrantes et plages aux airs de bout du monde.
Je suis moi-même parti là-bas avec un sac sur le dos, une carte approximative en tête, et l’envie d’en voir le plus possible sans courir. Résultat : un itinéraire de 10 jours au Cambodge équilibré, varié, et surtout mémorable. De Siem Reap à Kampot, en passant par les plages de Koh Rong Samloem, je te partage ici les étapes, les coups de cœur et les petites galères qui font le sel du voyage.
📍 Jours 1 à 3 : Siem Reap & les temples d’Angkor
Si tu te demandes que faire au Cambodge en 10 jours : coche Siem Reap, c’est l’étape incontournable. Même si tu n’es pas (encore) féru d’histoire ou de pierres anciennes, la magie d’Angkor te rattrape vite. Tu te retrouves à marcher entre des racines géantes, à grimper sur des escaliers millénaires, le tout baigné dans une lumière dorée… et là, tu comprends.
Premier conseil : prends ton temps. Le site est immense, les temples sont nombreux et chacun a son ambiance. Pour ma part, j’ai négocié directement dans la rue avec un chauffeur de tuk-tuk la veille de ma première visite. 25€ pour deux jours complets, avec transport, attente sur place, sourire compris. Pas d’appli, pas de plateforme — juste un deal à l’ancienne, à la cambodgienne. Et franchement, c’était parfait. Il m’attendait à chaque arrêt, on discutait entre deux temples, et il m’a même filé quelques conseils pour éviter les grosses foules. Voici ce que je te recommande pour bien profiter de ces 3 jours :
🛕 Jour 1 : lever de soleil sur Angkor Wat & premières merveilles
Tu te lèves avant les moines, direction Angkor Wat au lever du soleil. Oui, c’est touristique. C’est un des principaux spots touristiques dans toute l’Asie. Oui, tu seras pas tout seul. Mais quand les premières lueurs viennent se refléter sur les douves du plus grand temple du monde, tu oublies tout le reste.
Ensuite, poursuis avec Bayon, célèbre pour ses visages sculptés dans la pierre, et Ta Prohm, le temple mangé par la jungle — celui que tu as sûrement vu dans Tomb Raider. Là, ce ne sont pas des effets spéciaux : les racines d’arbres géants semblent avaler les murs.
Finis la journée avec un bon dîner cambodgien et pourquoi pas un massage khmer (ton dos te dira merci). Le marché de nuit de Siem Reap est parfait pour ça : ambiance animée, stands de bouffe, petits souvenirs pas trop kitsch si tu fouilles un peu.
🛕 Jour 2 : temples moins connus & atmosphères paisibles
Ce jour-là, ton tuk-tuk devient ton meilleur pote. Il t’emmène hors des sentiers battus, vers des temples plus éloignés, mais tout aussi fascinants. Si tu veux mon avis : ne rate pas Banteay Srei, surnommé le « joyau de l’art khmer » pour ses sculptures d’une finesse incroyable.
Tu peux aussi ajouter Preah Khan, moins touristique et chargé d’une atmosphère presque mystique, ou encore Neak Pean, petit temple au milieu d’un bassin, accessible via une passerelle sur l’eau. Peu de monde, beaucoup de charme.
🛕 Jour 3 : Siem Reap autrement
Tu peux consacrer cette journée à explorer la ville et ses alentours. Flâne au marché local, prends un cours de cuisine khmère, ou pars à vélo à la découverte des villages environnants. Il y a aussi le Cambodia Landmine Museum ou le War Museum, pour mieux comprendre l’histoire récente du pays.
Siem Reap ne se résume pas à Angkor. Il y a une vraie énergie dans cette ville : des cafés cosy, des ruelles pleines de vie, et des locaux toujours prêts à discuter. Prends le temps de t’y perdre un peu, c’est souvent là que les meilleurs souvenirs se fabriquent.

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📍 Jour 4 : Battambang – vie locale et authenticité
Après Siem Reap, Battambang, c’est un grand bol d’air. Tu peux t’y rendre en bus (3 à 4h de trajet), ou, si tu as un peu plus de temps et que tu veux jouer la carte slow travel, le trajet en bateau sur le Tonlé Sap est une aventure en soi. Long, parfois chaotique, mais une plongée directe dans la vie cambodgienne au fil de l’eau : maisons flottantes, pêcheurs, enfants qui font coucou depuis les berges.
Battambang, c’est pas une ville où tu cours partout. Ici, on flâne, on observe, on prend le temps. L’architecture coloniale, un peu décrépie mais pleine de charme, donne au centre-ville une vraie atmosphère. Le marché couvert, lui, est un concentré de vie locale : odeurs d’épices, paniers remplis de fruits exotiques, et sourires francs. Alors ce n’est pas la ville du siècle, mais c’est sympa pour faire une halte.
Et puis… il y a le fameux train de bambou.

Alors, soyons honnête : j’ai testé. On m’en avait parlé comme d’un immanquable. En vrai ? C’est naze. Si tu veux le faire pour la photo, ok. Mais si tu veux vivre un séjour plus authentique, je te recommande plutôt de louer un vélo ou un scooter et d’explorer les alentours par toi-même. Par exemple :
- Les grottes de Phnom Sampeu, à faire en fin de journée : en plus de la vue panoramique, tu peux y voir des milliers de chauves-souris sortir en nuée au coucher du soleil. Un spectacle hypnotisant.
- Les campagnes autour de Battambang sont idéales pour une balade tranquille à la découverte de petits villages, rizières et fabriques locales (pâtes de riz, bananes séchées, etc.).
📍 Jours 5-6 : Phnom Penh – mémoire et culture vivante
Arriver à Phnom Penh, c’est changer de décor. Fini les petits villages et les routes de terre rouge : ici, le trafic est dense, les klaxons sont de retour, et l’énergie de la capitale du Cambodge te saute à la figure. Mais derrière cette agitation, Phnom Penh a des choses importantes à raconter, et il serait dommage de la zapper.
🏛 Un passé lourd, mais essentiel à comprendre
Tu ne peux pas vraiment visiter le Cambodge sans t’intéresser à son histoire récente. Le musée du génocide de Tuol Sleng (S-21), installé dans une ancienne école transformée en prison sous les Khmers rouges, est une visite difficile mais nécessaire. C’est glaçant, bouleversant, mais terriblement important.
Même chose pour les Killing Fields de Choeung Ek, un peu à l’extérieur de la ville. Tu t’y rends en tuk-tuk, et l’audio guide (inclus dans le prix) te plonge dans un silence respectueux. C’est un moment fort du voyage, qui te laisse un peu vidé… mais aussi plus conscient de la résilience du peuple cambodgien.

🕌 Culture, spiritualité et coucher de soleil sur le Mékong
Heureusement, Phnom Penh ne se résume pas à ses blessures. Tu peux aussi y découvrir le Palais Royal et la Pagode d’Argent, où les toits dorés brillent sous le soleil. L’architecture est sublime, et l’atmosphère apaisante contraste avec le reste de la ville.
En fin de journée, direction les quais du Tonlé Sap pour une balade à pied. L’ambiance est détendue, locale, vivante. Des familles pique-niquent, des enfants jouent, des vendeurs ambulants proposent des snacks improbables à tester (ou pas). Et si tu veux finir la journée en beauté, monte sur un rooftop pour siroter un cocktail en regardant le soleil tomber sur le Mékong. Le Sora Skybar ou le Le Moon Rooftop font bien le job, chacun à leur manière.
🍜 Manger, circuler, éviter les pièges
Niveau bouffe, Phnom Penh a de quoi régaler. Street food, petits restos locaux ou cuisine fusion plus moderne : il y en a pour tous les goûts. Le marché russe est parfait pour tester des plats typiques sans se ruiner (et sans se faire avoir).
Pour te déplacer, le tuk-tuk reste ton meilleur allié, mais petit conseil : télécharge l’appli Grab (l’équivalent local d’Uber). Tu évites les négociations pénibles et tu paies le prix local direct via l’app. Plus simple, plus juste.
📍 Jours 7-8 : Koh Rong Samloem – farniente et eau turquoise
Après la capitale, place à la déconnexion totale. Direction le sud du pays pour poser ton sac sur une île encore (presque) sauvage : Koh Rong Samloem. Depuis Phnom Penh, il faut compter quelques heures de trajet (bus ou van jusqu’à Sihanoukville, puis bateau). La route est longue mais la récompense vaut l’effort. Dès que tu poses le pied sur l’île, tout ralentit. Pas de voitures, pas de stress, juste le bruit des vagues, quelques hamacs accrochés entre les palmiers, et cette sensation de bout du monde qui fait un bien fou.

🌅 Des moments suspendus… et d’autres plus inattendus
Perso, j’y étais pour le Nouvel An, et je me suis retrouvé à regarder un feu d’artifice pieds nus dans le sable, une bière locale à la main. Pas de foule en délire, juste une ambiance chill, des voyageurs du monde entier qui trinquent ensemble sous les étoiles. Simple et magique. Autre souvenir gravé : un coucher de soleil rose fluo, comme peint à la main. Le genre de lumière irréelle qui te fait poser ton téléphone et juste regarder. Ça valait tous les réveils matinaux du monde.
Et puis, comme souvent en voyage, il y a eu le moment un peu moins carte postale : une rando improvisée à travers la jungle pour rejoindre une plage reculée… jusqu’à ce que des chiens sauvages commencent à me courir après. Gros stress. J’ai fini par me planquer dans l’océan, à mi-cuisses, en attendant qu’ils se lassent et se barrent. J’en rigole mais j’ai flippé sa race.
🏖 Que faire à Koh Rong Samloem ?
- Saracen Bay, la plage principale, est parfaite pour se poser, bronzer, nager, lire… et ne rien faire.
- Pour plus de tranquillité, va du côté de Sunset Beach : plus rustique, mais ambiance ultra détendue et vue imprenable sur le coucher de soleil.
- Kayak, snorkeling, balade dans la jungle (avec prudence, donc), ou simple sieste à l’ombre : à toi de doser.
Le soir, tu peux aller observer les planctons bioluminescents. C’est sympa sur le principe, mais de mon côté, ça n’a pas été l’expérience de l’année. Mais bon, pour cocher la case “plouf lumineux”, pourquoi pas.
🛏 Que faire au Cambodge en 10 jours : où dormir à Koh Rong Samloem ?
Koh Rong Samloem offre de petites guesthouses et bungalows en bord de mer, parfois sans électricité H24, mais avec le luxe ultime : le calme absolu. Réserve à l’avance si tu y vas en haute saison (décembre à mars), les bons spots partent vite. Je n’avais pas du tout d’argent donc j’avais dormi dans une auberge de jeunesse qui était dans la jungle plutôt qu’en bord de plage, avec 50 lits, sans toit (si si) et du coup, parfois en pleine nuit, t’avais un énorme gecko à dix centimètres de ta tête. Et le matin, les singes étaient sur ta table pour le petit-déjeuner. La trouille.
📍 Jours 9-10 : Kep & Kampot – bord de mer paisible & poivre légendaire
Pour finir ton périple en beauté, rien de tel qu’une escale tranquille entre mer et campagne. Kep et Kampot, c’est un peu le Cambodge version slow life : des routes bordées de palmiers, des petits marchés, des paysages doux et un vrai goût de bout du voyage. Depuis Koh Rong Samloem, tu reprends le bateau pour Sihanoukville, puis tu peux enchaîner avec un trajet en van ou en taxi partagé jusqu’à Kampot (environ 2h30). Kep est à seulement 30 minutes de là, donc tu peux facilement jongler entre les deux selon ton planning.

🦀 Kep : crabe au poivre et coucher de soleil
À Kep, on vient surtout pour manger. Le marché aux crabes, posé au bord de l’eau, est un passage obligé. Tu choisis ton crabe tout frais, on te le cuisine direct avec du poivre de Kampot (le duo sacré de la région), et tu dégustes ça face à la mer. Simple, épicé, délicieux.
La plage de Kep n’est pas la plus dingue du pays, mais pour une pause détente ou une balade au coucher du soleil, elle fait largement le job. Et l’ambiance reste ultra locale, loin des foules de Sihanoukville.
🌿 Kampot : entre charme rétro et campagne vivante
Kampot, c’est un petit bijou. Une ville paisible traversée par une rivière, avec des bâtiments coloniaux aux façades patinées, des cafés arty, des bouquinistes, des ponts rouillés et cette atmosphère nonchalante qui te donne envie de rester.
Mais le vrai trésor de la région, c’est le poivre. Pas n’importe lequel : le poivre de Kampot, l’un des meilleurs au monde. Et ce qui rend la visite encore plus marquante, ce sont les femmes qui travaillent dans les plantations, que j’ai eu la chance de rencontrer. Là-bas, pas de machines : tout est trié à la main, avec patience et précision. Il y a un vrai savoir-faire, une fierté locale, et une histoire humaine derrière chaque grain.
Si tu veux t’y rendre, plusieurs fermes proposent des visites guidées : tu découvres le processus de culture, la différence entre poivre noir, rouge, vert… et tu peux même repartir avec un petit sachet pour faire durer le plaisir à la maison.
🛵 Bonus : scooter, rizières et liberté
Louer un scooter à Kampot, c’est la meilleure manière d’explorer les alentours. Tu peux te perdre dans les chemins de campagne, traverser des villages paisibles, t’arrêter devant des rizières à perte de vue. Chaque virage te réserve une surprise, un paysage, une rencontre.
Et si tu veux te poser au bord de la rivière pour un dernier apéro au soleil couchant, il y a plein de petits bars chill qui bordent les rives. L’ambiance est douce, détendue, presque nostalgique.
Une question sur l’itinéraire pour savoir que faire au Cambodge en 10 jours ? Un bon plan à partager ? Une galère de tuk-tuk ou une plage secrète à recommander ? Balance tout ça en commentaire, je me ferai un plaisir de te répondre (ou d’échanger nos anecdotes cambodgiennes). Et si tu veux encore plus d’idées pour voyager sans te ruiner, passe me voir sur Instagram !












