Hoi An autrement : entre lanternes, cafés cachés et artisans

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Hoi An, c’est la carte postale parfaite : des lanternes multicolores suspendues dans les ruelles, des maisons jaunes qui s’effritent avec élégance, une rivière tranquille bordée de barques, et des centaines de flashs qui crépitent dès 16h. Oui, c’est sublime. Mais c’est aussi l’une des villes les plus visitées du Vietnam, et parfois, l’expérience peut vite basculer dans le tourisme de masse. Et c’est là que tu cherches à découvrir Hoi An autrement.

J’y suis allé avec beaucoup d’envie, et je t’avoue que la foule m’a d’abord un peu étouffé. Alors j’ai décidé de changer d’angle. J’ai pris du recul, j’ai quitté les rues trop photogéniques pour explorer le Hoi An discret, celui qu’on ne voit pas dans les guides ou sur Instagram. Et c’est là que la magie a opéré. Tiens, voilà mon carnet de route pour découvrir Hoi An hors des sentiers battus, en deux jours pleins, entre balade à pied dans les ruelles calmes et exploration à vélo dans la campagne et les villages oubliés. Je te partage mes adresses coup de cœur, mes rencontres inattendues, et surtout mes conseils pour profiter de cette ville sans te noyer dans la foule.

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🌅 Pourquoi découvrir Hoi An autrement ?

🏮 L’envers du décor d’une ville magnifique… mais saturée

Hoi An est sans doute l’une des plus belles villes du Vietnam. Et à juste titre : architecture coloniale préservée, héritage culturel riche, ambiance féerique le soir venu quand les lanternes s’allument. Mais cette beauté a un prix : le tourisme de masse. L’un des endroits les plus chargés que l’on peut voir durant un voyage en Asie. Mais le contraste est tellement immense avec Ho Chi Minh que ce serait dommage de faire l’impasse.

La nuit tombée, les barques s'illuminent dans les eaux de Hoi An

Dès le milieu de matinée, les ruelles se remplissent de groupes organisés, de séances photo en robe traditionnelle (souvent en plein milieu du passage), et de restos qui affichent « authenticité » sur leur menu mais servent une version édulcorée de la cuisine locale. Bref, ça peut vite gâcher l’expérience si tu viens chercher du vrai, du simple, du vivant.

🚶‍♂️ En sortant du centre, l’expérience devient intime et vraie

La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit souvent de tourner une ruelle plus loin, de traverser un pont ou de t’éloigner de 500 mètres du marché principal pour découvrir un Hoi An calme, inspirant et encore très local. Le même ressenti que dans la campagne d’Hué.

J’ai pris le temps de flâner, de me perdre exprès, et je suis tombé sur des ateliers d’artisans, des cafés discrets tenus par des passionnés, des familles qui m’ont invité à goûter leur bouillon ou leur Banh Xeo. Ces moments n’étaient pas prévus… et c’est ce qui les a rendus si précieux.

📒 Un carnet de route en deux temps : à pied, puis à vélo

Cet article te propose deux journées complémentaires pour vivre Hoi An autrement.

  • Le premier jour, on reste à pied, pour découvrir l’âme de la ville sans se précipiter : musées peu connus, cafés cachés, artisans authentiques, street food locale… Loin des grands axes touristiques, mais au cœur de l’identité de Hoi An.
  • Le deuxième jour, on enfourche un vélo pour aller voir plus loin : villages oubliés, rizières silencieuses, plages tranquilles, et même un déjeuner chez l’habitant si tu tends bien l’oreille. Pas besoin d’avoir un itinéraire précis, ici c’est l’intuition qui guide.

👣 À qui s’adresse cette approche ?

À tous ceux qui veulent ralentir un peu. Aux voyageurs solo, aux couples curieux, aux backpackers fatigués des selfies à la chaîne. À ceux qui préfèrent un bon café discret à un spot « instagrammable », et qui veulent surtout se sentir connectés à l’endroit où ils sont.

🚶‍♂️ Jour 1 : flânerie à pied dans le Hoi An paisible

🎨 Matinée : immersion culturelle et cafés au calme

Une musée où des photographies sont exposées à Hoi An

Pour commencer cette exploration de Hoi An autrement, j’ai choisi de ne pas me jeter dans la vieille ville dès l’ouverture des guichets. À la place, je suis allé au musée Precious Heritage de Réhahn, et c’était l’une des plus belles surprises de mon séjour.

Ce lieu, discret et gratuit, expose des portraits puissants des 54 ethnies du Vietnam, pris par le photographe français Réhahn. Il y a des costumes traditionnels rares, des histoires de villages reculés, et surtout une ambiance feutrée, apaisante, presque méditative. J’y suis resté bien plus longtemps que prévu. Ce musée mérite clairement plus d’attention.

Après cette parenthèse culturelle, j’ai enchaîné avec un café caché, un de ces endroits planqués dans une cour ou derrière une façade banale, où tu peux boire un cà phê trứng (café à l’œuf) en entendant les feuilles frissonner. J’ai adoré Phin Coffee & Restaurant, dans une petite ruelle, ambiance bohème et locale. Pas de hordes de touristes, juste du calme et des sourires.

🍜 Midi : street food au marché de Hoi An

Pour le déjeuner, je suis allé là où bat le cœur culinaire de la ville : le marché central de Hoi An. Bien sûr, il y a les stands très “Instagram”, mais en cherchant un peu, tu tombes sur de vraies perles à petit prix.

Au menu : Cao Lau (le plat typique de Hoi An, avec des nouilles épaisses, des herbes, du porc et des crackers croustillants), un White Rose (bouchée de crevette dans une pâte fine, cuite à la vapeur) et un petit Banh Xeo croquant. Le tout pour moins de 3€. L’ambiance est brute, bruyante parfois, mais tellement vivante.

👉 Astuce

Par pitié, évite les stands avec menus photos plastifiés, cherche ceux où mangent les locaux. Et n’aie pas peur de commander à l’instinct : c’est souvent comme ça qu’on fait les meilleures découvertes.

🖌️ Après-midi : errance artistique et artisanat local

Les ruelles de Hoi An sont parmi les plus belles de toute l'Asie

Une fois bien nourri, j’ai décidé de laisser le GPS de côté et de simplement me perdre dans les ruelles secondaires, là où le flot de touristes ne s’engouffre pas. En chemin, j’ai croisé plusieurs ateliers d’artisans : fabrication de lanternes, céramique, calligraphie… des lieux où on peut observer, échanger, et parfois même participer.

J’ai notamment trouvé un petit atelier où on apprend à fabriquer sa propre lanterne. L’accueil était chaleureux, l’activité simple mais touchante. Repartir avec un objet que tu as fabriqué, c’est un vrai souvenir, pas un aimant à frigo.

🌅 Fin de journée à Hoi An : flâner au bord de la rivière… sans la foule

Des sculptures d'animaux lors d'un festival à Hoi An

En fin d’après-midi, au lieu de retourner dans le centre et ses lanternes flottantes (très belles, mais aussi très bondées), j’ai marché en direction de Cam Nam, en longeant la rivière. C’est le même fleuve, la même lumière dorée, mais sans les touristes, sans les selfies en robe de soie, sans le bruit.

Juste des pêcheurs, des enfants qui jouent, des grands-mères sur leur pas de porte. Un moment simple, mais profondément beau. C’est ça, Hoi An, quand on l’écoute vraiment. Oui, tu n’auras pas les barques et les lampions colorées, mais au pire va juste faire un saut là-bas pour faire quelques photos et ensuite, fuis !

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🚲 Jour 2 : à vélo vers l’autre Hoi An, celui qui ne figure pas sur Instagram

🌾 Matinée : direction Cam Nam, l’île oubliée à deux pas du centre

Le lendemain, j’ai enfourché mon vélo à l’aube, sans plan précis. J’avais juste envie de voir ce que cachait Cam Nam, cette petite île collée à Hoi An, séparée par un simple pont… et pourtant hors du radar touristique.

À peine quelques minutes après avoir quitté le centre, le décor change radicalement. Plus de lanternes, plus de boutiques, juste des maisons basses, des chemins en terre, des rizières à perte de vue. J’ai pédalé au hasard, sans GPS, guidé par les rires d’enfants, les odeurs de soupe du matin et les buffles qui broutaient le long des routes.

À un moment, je me suis arrêté devant un terrain vague où des gamins jouaient au foot. L’un d’eux m’a fait signe de venir. Je me suis retrouvé à taper dans le ballon, en claquettes, sous un soleil déjà bien chaud, avec huit mômes morts de rire. Aucun mot échangé, mais un moment gravé dans ma tête.

🐟 Midi : déjeuner local, prix mini, accueil maxi

Un paysan dort sur le dos de son buffle, dans une rizière d'Hoi An

Vers midi, j’ai atterri dans un petit resto sans nom, repéré uniquement parce qu’un groupe d’ouvriers locaux y mangeait. Au menu : des huîtres grillées, un bol de riz, des herbes fraîches, et un grand verre de thé glacé. Le tout pour à peine 40 000 VND (1,50€).

La propriétaire, souriante et curieuse, m’a apporté un petit dessert maison sans même me le facturer. « Cadeau », m’a-t-elle dit en souriant. C’est ce genre de moments simples qui me donnent envie de continuer à voyager lentement, loin des “top 10 things to do”.

🌊 Après-midi : plage d’An Bang, côté local

La plage d'Hoi An, à quelques kilomètres du centre-ville

Après le déjeuner, j’ai repris la route vers la côte. Direction la plage d’An Bang, mais pas celle des transats hors de prix et des enceintes qui crachent de la deep house. Non, j’ai pris le chemin qui passe par les petits hameaux de Cam An, jusqu’à arriver à une zone publique, fréquentée par les locaux.

Pas de musique, pas de commerce insistant. Juste du sable fin, une eau claire, et le bruit des vagues. Je me suis baigné, j’ai fait une sieste sur ma serviette, et j’ai terminé l’après-midi avec un cà phê sữa đá dans une cabane en bambou, à deux mètres de la mer. Zéro prétention, 100 % bonheur.

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🗺️ Une boucle à vélo facile à reproduire (et pleine de charme)

Si tu veux retrouver le parcours que j’ai fait, voici une suggestion de boucle simple, accessible et magnifique, à faire en une demi-journée ou plus si affinités :

  • Départ depuis Hoi An centre, direction Cam Nam via le pont à côté du marché.
  • Explore les petits chemins au cœur de l’île, sans itinéraire précis. Tu peux aller jusqu’à Duy Vinh si tu veux pousser un peu.
  • Reviens vers Cam Thanh, traverse les rizières et les villages de tressage de bambou.
  • Continue jusqu’à la plage d’An Bang en passant par Cam An.
  • Pause plage, baignade, café.
  • Retour au centre par la route côtière, tranquille en fin d’après-midi.

Le tout fait environ 20 à 25 km, sur des routes plates, avec très peu de circulation. Si tu as un vélo avec panier ou sacoche, c’est encore mieux pour transporter ton appareil photo, de l’eau et deux-trois en-cas.

👉 Google Maps et maps.me sont tes amis

Tu peux aussi tracer cette boucle sur Maps.me ou Google Maps offline, mais franchement… parfois, suivre ton instinct, c’est plus riche que suivre une trace GPS.

☕ Mes adresses coup de cœur pour une pause chill

Le pont le plus connu de Hoi An

En marge de l’agitation de la vieille ville, Hoi An regorge de cafés discrets, parfaits pour souffler, écrire, observer ou ne rien faire du tout. Voici mes favoris.

The Hill Station – Deli & Boutique

Ambiance vintage et arty, situé dans une vieille maison rénovée. Super café, bonne playlist, et coin lecture à l’étage. Parfait pour bosser ou s’abriter en cas de pluie.

Reaching Out Teahouse

Une expérience sensorielle unique. Les serveurs sont sourds et muets, donc tout se passe en silence. Tu choisis ton thé, tu t’installes dans une cour paisible, et tu déconnectes totalement. L’un des endroits les plus apaisants de Hoi An.

Sound of Silence Coffee (An Bang)

Un café les pieds dans le sable, à deux pas de l’eau. Idéal pour finir la journée après une virée à vélo ou un bain de mer. L’ambiance porte bien son nom : ici, on écoute le vent et les vagues, pas les conversations.

👉 Certains cafés ouvrent tôt !

Bonus : certains de ces cafés ouvrent dès 6h du matin. Si tu veux voir Hoi An avant que les touristes débarquent, c’est un vrai bon plan. Tu y croises des locaux, des lève-tôt, des photographes, et tu redécouvres la ville dans une lumière douce, presque intime.

🧭 Infos pratiques pour explorer Hoi An autrement

Un temple sur la route à Hoi An

🚲 Où louer un vélo (ou un vélo électrique) à Hoi An ?

Bonne nouvelle : tu peux louer un vélo presque partout à Hoi An. De nombreux homestays les proposent gratuitement, ou pour un prix symbolique. Si tu veux un vélo un peu plus confortable, avec vitesses, freins fiables et panier à l’avant, compte environ 30 000 à 50 000 VND la journée (1 à 2€).

Pour un vélo électrique, parfait si tu veux pousser jusqu’à la plage ou rouler sous la chaleur sans finir en nage, les tarifs tournent autour de 150 000 à 250 000 VND (6 à 9€), selon le modèle.

👉 Adresse testée : Heaven & Earth Bicycle. Des vélos bien entretenus, une équipe sympa, et des cartes papier avec des circuits hors des sentiers battus. C’est là que j’ai trouvé mon vélo pour Cam Nam, et je recommande à 100 %.

🕐 Quand partir pour profiter du calme ?

Le meilleur moment pour découvrir Hoi An autrement, c’est tôt le matin (avant 8h) ou en fin de journée (après 16h). Entre ces deux plages horaires, la chaleur peut taper fort, et la foule envahit vite les ruelles principales. Si tu es matinal, tu verras la ville s’éveiller doucement : les marchés s’installent, les cafés ouvrent, les ruelles sont encore vides… et la lumière est magique pour les photos. Si tu arrives ici en prenant un bus vietnamien, essaye de caler tes horaires en fonction de ça !

🌤️ Quelles saisons privilégier ?

  • De mars à mai : la meilleure période. Saison sèche, chaleur raisonnable, rizières vertes, ciel dégagé. Le combo parfait.
  • Juin à août : très chaud, parfois étouffant en milieu de journée, mais encore faisable en mode “early bird”.
  • Septembre à novembre : attention, c’est la saison des pluies. Tu peux avoir plusieurs jours de beau temps… ou plusieurs jours de mousson. C’est quitte ou double.
  • Décembre à février : un peu plus frais, moins de monde, mais la lumière peut être plus grise.

Si tu veux éviter la foule et la grosse chaleur, vise avril ou tout début mai.

📌 Pourquoi j’ai préféré Hoi An hors des sentiers battus

Hoi An, tout le monde en parle. Et tout le monde y va. Mais peu prennent le temps de s’éloigner du centre, de lever le pied, et de regarder ce qui se passe un peu à côté de la carte postale. Et pourtant… c’est là que la ville révèle sa vraie beauté. En sortant des ruelles bondées, en pédalant sans but précis, en buvant un café au calme, en discutant avec un artisan ou en jouant au foot avec des enfants sur un terrain vague, j’ai découvert un autre Hoi An. Un Hoi An simple, vivant, touchant. Moins « instagrammable », mais infiniment plus humain.

Cette version-là, je la recommande à tous ceux qui aiment voyager en profondeur, pas en surface. À ceux qui savent que le plus beau souvenir ne tient pas toujours dans une photo, mais dans un moment vécu à 100 %. Alors oui, continue de flâner dans la vieille ville, admire les lanternes, mange des White Rose au marché… mais offre-toi aussi une parenthèse hors du cadre. Tu verras, c’est là que le Vietnam se glisse dans ton cœur pour de bon.


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🙋‍♀️ FAQ – Tout ce que tu te demandes avant de découvrir Hoi An autrement

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