Tu hésites à partir en Islande en septembre ? Franchement, fonce. C’est ce que j’ai fait, et j’ai rarement vu un timing aussi bien calé. Fin septembre, début octobre, j’ai fait le tour complet de l’île en voiture, avec des paysages de dingue, très peu de monde sur les routes, des aurores boréales au-dessus de Seydisfjördur, et même une bonne vieille tempête de neige à Myvatn pour pimenter le tout.
Alors oui, la météo fait sa vie, et non, tu ne verras pas de macareux. Mais honnêtement ? Le combo lumière dorée, cascades en pleine forme, ambiance paisible et premières aurores, c’est imbattable. Surtout quand la moitié des touristes sont déjà rentrés chez eux. Allez, je t’explique pourquoi partir en Islande en septembre est une vraie bonne idée, ce à quoi tu dois t’attendre niveau météo, foule, budget et faune, et je te glisse mes retours concrets sur ce que j’ai vu et vécu pendant deux semaines de road trip.
- ☁️ 1. La météo en septembre : changeante, mais encore praticable
- 🏞️ 2. Moins de touristes, plus de sérénité
- 💸 3. Budget plus doux qu’en été
- 🌌 4. Voir les aurores boréales (sans mourir de froid)
- 💦 5. Cascades et plages spectaculaires à cette saison
- 🐧 6. Et les macareux ? Pas en septembre… mais ce n’est pas un drame
- 🧳 7. Conseils pratiques pour partir en septembre
- 🎒 Septembre : un mois charnière parfait pour l'Islande
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☁️ 1. La météo en septembre : changeante, mais encore praticable

S’il y a bien un truc à savoir avant de partir en Islande en septembre, c’est que la météo joue sa propre partition. Tu peux te réveiller sous un grand ciel bleu, prendre la pluie à midi, et finir la journée sous la neige. Et c’est normal. C’est l’un des endroits d’Europe où la météo est la plus hostile.
De mon côté, j’ai eu deux jours de tempête de neige à Myvatn. Route fermée, visibilité zéro, vent qui secoue la voiture… Ambiance. Mais dans le reste du pays, circulation nickel, et même de belles éclaircies. Donc oui, ça bouge, mais c’est loin d’être impraticable.
À quoi t’attendre concrètement ?
- 🌦️ Un peu de tout : pluie fine, ciel dégagé, vent, nuages bas… parfois le tout en une heure.
- ❄️ Neige possible dans le Nord et les zones en altitude, surtout en fin de mois.
- 💨 Le vent peut souffler fort : prévois des vêtements qui tiennent en place (et évite les parapluies, ils ne survivent pas).
Températures moyennes
- Entre 2°C et 12°C selon la région, l’altitude, et l’humeur du ciel.
- Dans le Sud, tu peux avoir des journées à 10-12°C. Dans les fjords de l’Est ou autour de Myvatn, ça peut tomber à 0°C au réveil.
- Pas glacial, mais pas tropical non plus : la couche technique devient ta meilleure pote.
Ce qu’il faut prévoir dans la valise :
- Des couches (t-shirt technique + polaire + veste imperméable)
- Des chaussures de rando étanches
- Un bonnet et des gants pour les matinées fraîches ou les soirs d’aurores
- Et des vêtements qui sèchent vite, parce que spoiler : ils seront mouillés à un moment ou un autre
🏞️ 2. Moins de touristes, plus de sérénité
Partir en Islande en septembre, c’est aussi (et surtout) dire adieu à la foule. À partir de la mi-septembre, les groupes organisés se font rares, les bus de touristes lèvent le pied, et tu retrouves cette sensation de solitude qui rend l’Islande si magique. Même dans le Cercle d’Or.
De mon côté, à partir de Jokulsarlon, j’ai clairement vu la différence : beaucoup moins de monde sur les routes, sur les parkings, et dans les hébergements. Et je parle même pas des coins plus isolés comme les fjords de l’Est ou Seydisfjördur : là, j’étais presque seul au monde.
Pourquoi c’est un vrai plus ?
- Tu peux profiter des spots à ton rythme, sans faire la queue pour prendre une photo
- Les parkings sont plus faciles à trouver, même sur les sites très fréquentés
- Tu peux réserver tes hébergements sans t’y prendre 6 mois à l’avance
- Et surtout : tu respires. Moins de bruit, plus de nature, plus de kiff.
Pour les photographes (ou ceux qui aiment juste le calme)
- Pas besoin d’attendre 10 minutes que la cascade soit « vide »
- Lumière douce + ambiance automnale + zéro touriste = combo parfait
- Le lever de soleil est plus tard, donc tu peux dormir un peu et quand même profiter des meilleures heures
Clairement, si t’aimes les ambiances un peu brutes, les randos tranquilles et les grands espaces sans personne dans le viseur… septembre, c’est le mois parfait.
💸 3. Budget plus doux qu’en été
Partir en Islande en septembre, c’est aussi faire respirer un peu ta carte bleue. Sans que ce soit les soldes, les tarifs commencent à redescendre doucement après la haute saison (qui s’étire généralement jusqu’à la fin août). Et ce n’est pas de refus, car l’Islande est un pays qui coûte cher.
Ce que j’ai constaté sur place :
- 🏠 Hébergements : dès la mi-septembre, les prix chutent légèrement, surtout dans les zones un peu reculées. Moins de demande = plus de choix et parfois même des promos de dernière minute.
- 🚗 Location de voiture : j’ai payé 513 € pour deux semaines, pour un 4×4 en bon état, réservé en avance. Clairement plus abordable qu’en plein mois de juillet.
- ✈️ Vols A/R : si tu réserves tôt, tu peux trouver des billets bien plus abordables qu’en haute saison, notamment avec des compagnies comme Play Airlines, EasyJet ou Transavia.
Ce qui ne change pas (ou presque) :
- Les activités encadrées (snorkeling, bains chauds, excursions) gardent leurs tarifs d’été
- La bouffe et les courses restent au même niveau (coucou les nouilles à 3€, toujours fidèles au poste)
En résumé : septembre, c’est moins de pression sur ton budget, plus de latitude pour choisir tes options, et moins cette sensation de devoir réserver tout, tout de suite, au prix fort.
🌌 4. Voir les aurores boréales (sans mourir de froid)
Tu veux voir les aurores sans te transformer en glaçon ? Alors partir en Islande en septembre, c’est pile le bon compromis. C’est le début officiel de la saison des aurores (en réalité, on peut même en avoir en août), et les nuits sont assez longues pour qu’elles apparaissent, mais pas encore assez froides pour que tu regrettes d’être dehors.

De mon côté, j’en ai vu à Seydisfjördur, par ciel complètement dégagé, et franchement : l’un des moments les plus magiques du voyage. Pas besoin de chercher longtemps, pas de foule, juste un ciel noir, quelques voiles verts qui ondulent… et un petit frisson (le bon genre).
Pourquoi septembre est un bon mois pour ça :
- 🌃 Les nuits sont déjà bien noires, surtout en deuxième moitié du mois
- ☁️ Le ciel est souvent plus dégagé qu’en plein hiver
- ❄️ Tu peux sortir les observer sans avoir -15°C dans le dos
- 🚗 Les routes sont encore praticables, donc tu peux bouger si besoin pour trouver un coin plus dégagé
Ce qu’il faut prévoir :
- Des vêtements chauds, évidemment (bonnet + doudoune + grosses chaussettes)
- Une application type My Aurora Forecast pour checker les probabilités en temps réel
- Le site islandais vedur.is, ultra fiable pour la couverture nuageuse
- Un trépied si tu veux tenter quelques photos propres (sinon, juste en profiter avec les yeux, c’est très bien aussi)
💦 5. Cascades et plages spectaculaires à cette saison
Partir en Islande en septembre, c’est tomber pile au moment où la nature est encore pleine de ressources : les rivières sont gonflées par les pluies de fin d’été, les plages sont désertes, et les contrastes de couleurs sont juste fous.
Côté cascades, c’est du grand spectacle
En septembre, les chutes d’eau sont en pleine puissance :
- Skógafoss, Dettifoss, Gullfoss… elles te rappellent que t’es sur une île où la nature ne fait pas dans la demi-mesure
- Tu peux approcher de très près (prévois l’imper’), et souvent sans personne autour
Petit plus : la lumière rasante du matin ou de fin de journée donne un relief incroyable aux nuages de brume et aux reflets sur l’eau. C’est LE moment pour sortir l’appareil photo ou juste kiffer le moment.
Côté plages, c’est ambiance bout du monde
- À Diamond Beach, il y avait des dizaines de blocs de glace échoués sur le sable. Un vrai décor de film.
- Moins de monde = plus de temps pour explorer tranquillement les formes, les reflets, les contrastes
- Les plages de Vík ou de Stokksnes sont tout aussi impressionnantes en septembre, souvent avec une lumière dorée qui claque (merci l’automne islandais)
🐧 6. Et les macareux ? Pas en septembre… mais ce n’est pas un drame
Spoiler : si tu pars en Islande en septembre, tu ne verras pas de macareux. Ces petits oiseaux trop stylés quittent l’île vers la fin août, direction l’océan. Donc en septembre, c’est trop tard. C’est comme ça. Mais honnêtement ? C’est pas un drame.
À la place, tu peux croiser :
- Des chevaux islandais partout (parfois en plein milieu de la route, en mode “ici c’est chez moi”)
- Des renards arctiques, surtout dans les zones plus reculées (bon, faut un peu de chance)
- Et surtout… des baleines 🐋
Oui, les baleines sont toujours là en septembre
- À Húsavík (la capitale de l’observation des cétacés), les sorties en mer continuent
- En croisière ou en zodiac, tu peux observer des rorquals, des baleines à bosse, des dauphins et parfois même des orques
- Moins de monde sur les bateaux = expérience plus calme, plus intime
Pense à réserver en avance si tu veux tenter l’aventure, et prends un bon coupe-vent, même si t’as le soleil : en mer, ça pique vite.
🧳 7. Conseils pratiques pour partir en septembre
📅 Réservations
En septembre, tu peux clairement voyager avec plus de liberté qu’en plein été, mais ça ne veut pas dire qu’il faut tout faire à la dernière minute. Les hébergements sont moins pris d’assaut, surtout après la mi-septembre, mais certains coins un peu reculés — comme les fjords de l’Est ou la région autour de Mývatn — peuvent vite être complets si tu t’y prends trop tard. Mieux vaut réserver au fil de ton itinéraire islandais, avec quelques jours d’avance. C’est le bon compromis entre spontanéité et tranquillité d’esprit.
🚗 Routes et voiture
La route 1 reste globalement praticable sur tout le mois de septembre, et tu peux faire le tour de l’île sans souci particulier. En revanche, certaines routes F (celles qui mènent aux hautes terres ou aux zones plus isolées) commencent à fermer dès la mi-septembre. Il faut vraiment se renseigner sur les conditions avant de s’y aventurer, notamment via le site road.is qui met à jour les infos en temps réel. Si tu loues une voiture et que tu prévois de faire beaucoup de route — surtout dans le Nord ou dans des zones moins abritées — je te recommande de prendre l’assurance qui couvre les dégâts liés à la neige, au sable ou aux tempêtes. C’est un petit investissement qui peut éviter de gros tracas.
🧥 Équipement
Niveau fringues, mieux vaut prévoir malin que lourd. Le combo gagnant, c’est de s’habiller en couches : un t-shirt technique, une polaire et une bonne veste coupe-vent suffisent la plupart du temps. Les températures tournent entre 2 et 12°C, donc pas besoin de sortir la doudoune d’expé, mais il faut quand même pouvoir encaisser le vent et l’humidité. Des chaussures de rando étanches sont indispensables, les sentiers étant souvent boueux ou détrempés. Et pense à glisser ton maillot et ta serviette dans ton sac à dos : les sources chaudes sauvages ne préviennent pas. Pour les nuits en auberge ou en dortoir, un masque de nuit peut aussi être ton meilleur allié — les rideaux ne sont pas toujours au top en Islande.
🗺️ En cas de galère météo
Si une tempête de neige ou un bon coup de vent vient chambouler tes plans (et ça arrivera probablement au moins une fois), ne le prends pas comme une contrainte. C’est l’occasion parfaite pour ralentir un peu. Tu peux te réfugier dans un musée, tester une piscine municipale (elles sont souvent géniales en Islande), te poser dans un café, ou même visiter une serre tropicale à Hveragerði. Le tout, c’est de rester flexible. L’Islande est belle sous tous les temps — à condition de ne pas vouloir à tout prix cocher des cases.
🎒 Septembre : un mois charnière parfait pour l’Islande
Partir en Islande en septembre, c’est clairement un excellent choix pour ceux qui veulent voir le pays dans ce qu’il a de plus brut, sans les foules, sans les excès de prix, et avec cette lumière d’automne qui donne à chaque paysage une ambiance presque irréelle.
Tu ne verras pas de macareux, c’est vrai. Et tu auras peut-être droit à un ou deux jours de météo bien pourrie. Mais en échange, tu profites de cascades en pleine forme, de plages désertes, d’aurores boréales qui se laissent enfin observer… et d’un rythme de voyage bien plus apaisé que pendant l’été.
C’est un mois de contrastes, de surprises, d’adaptations aussi. Mais c’est ce qui fait le charme d’un road trip en Islande. Si tu es prêt à te laisser porter, à changer tes plans quand le ciel te force la main, et à savourer les moments imprévus, alors septembre pourrait bien devenir ton mois préféré pour découvrir l’île.












